Le conseil d’administration du FMI approuve un décaissement de 130 millions de dollars en faveur de la République islamique de Mauritanie pour faire face à la pandémie de COVID-19

le 23 avril 2020

  • Le conseil d’administration du FMI a approuvé le décaissement de 130 millions de dollars (95,680 millions de DTS) au titre de la facilité de crédit rapide pour aider la Mauritanie à faire face à la pandémie de COVID-19.
  • Les retombées sociales et économiques de la pandémie se font rapidement sentir et la production devrait se contracter en 2020.
  • L’aide d’urgence apportée par le FMI fournira des ressources supplémentaires pour les services de santé et les programmes de protection sociale.

Washington. Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd'hui le décaissement de 95,680 millions de DTS (soit environ 130 millions de dollars) au titre de la facilité de crédit rapide (FCR). Ces fonds aideront la Mauritanie à faire face aux besoins urgents de financement de la balance des paiements qui découlent de la crise de COVID-19, estimés à quelque 370 millions de dollars, et dégageront ainsi une marge pour accroître les dépenses au bénéfice des services de santé et des programmes de protection sociale. Ils devraient aussi aider à catalyser une aide supplémentaire de la part des bailleurs de fonds.

Les retombées économiques et sociales de la crise devraient être considérables en Mauritanie. Selon les projections actuelles, l’économie se contractera de 2 % cette année et le déficit budgétaire global pourrait atteindre 3,4 % du PIB.

À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :

« La pandémie de COVID-19 a des retombées humaines, économiques et sociales dramatiques en Mauritanie. Les perspectives économiques à court terme se sont dégradées rapidement, le taux de croissance devrait devenir négatif cette année, entraînant de graves difficultés pour la population, et les perspectives sont très incertaines. Ces développements ont fait naître des besoins de financement urgents de la balance des paiements et du budget.

« Les autorités ont rapidement pris des mesures pour endiguer la pandémie et atténuer ses répercussions. Pour la suite, il demeure essentiel de donner la priorité aux dépenses de santé et à un appui ciblé aux ménages et aux secteurs économiques les plus vulnérables. Les autorités se sont engagées à une pleine transparence et à rendre compte de l’utilisation des ressources déployées pour faire face à l’urgence, à auditer les dépenses d’atténuation de la crise une fois que celle-ci se résorbera, et à en publier les résultats. Elles restent également déterminées à mettre en œuvre le programme de réformes économiques appuyé par l’accord en vigueur avec le FMI au titre de la FEC. Ce programme vise à utiliser l’espace budgétaire pour accroître les dépenses prioritaires dans l’éducation, la santé, la protection sociale et les infrastructures, tout en augmentant les recettes intérieures et en poursuivant une politique d’emprunt prudente afin de préserver la viabilité de la dette.

« L’aide financière du FMI au titre de la FCR représentera une part significative des financements nécessaires pour mettre en œuvre les mesures de lutte contre la crise. Un financement supplémentaire de la part de la communauté internationale, sous forme de prêts concessionnels et de dons, sera indispensable pour combler le déficit de financement restant et aider la Mauritanie à répondre efficacement à la crise de COVID-19. »

Département de la communication du FMI
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