Bulletin du FMI pour la société civile
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Bulletin pour la société civile
Août 2004
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au sommaire de ce numéro

Relations du FMI avec les OSC
 
À la une
  Entretien avec Peter Heller sur le financement de la prévention et du traitement du VIH/sida
 
Réduction de la pauvreté
  Rapport du Bureau indépendant d’évaluation (BIE) : La stratégie de réduction de la pauvreté n’a pas répondu aux attentes
  Conférence du Vatican sur la pauvreté et la mondialisation
 
Dialogue entre la société civile et le FMI
  Dialogue fructueux entre le FMI, la Banque mondiale et le Conseil œcuménique des Églises
 
Sur le terrain
  Susan Adams, Vietnam
  David Yuravlivker, Équateur
  Dennis Jones, Guinée
 
Bloc-notes
  Autres réunions récentes entre les services du FMI et les OSC
  À marquer sur vos calendriers
  Nouvelles concernant les services du FMI
  Allocutions
  Publications

Relations du FMI avec les OSC

Depuis la publication du dernier numéro du Bulletin pour la société civile, M. Rodrigo de Rato, ancien ministre espagnol des finances, est devenu le nouveau Directeur général du FMI. Il a succédé en mai à M. Horst Köhler, qui a depuis été élu à la présidence de la République allemande. Monsieur de Rato a pris ses fonctions le 7 juin; il a immédiatement entrepris de se familiariser avec les rouages de l’institution et de rencontrer les dirigeants des pays membres. Cette entrée en matière a exigé de nombreux déplacements, et Monsieur de Rato a établi des premiers contacts avec les organisations de la société civile (OSC) pendant qu’il était à l’étranger. Sitôt arrivé à Washington, le nouveau Directeur général s’est envolé pour le Japon, la Chine, Singapour et le Vietnam. À la dernière étape de son périple, il a organisé pour le bénéfice des ONG internationales et locales une rencontre dont il est question plus loin dans le présent bulletin. Début août, il s’est rendu en Afrique pour la première fois en qualité de Directeur général du FMI. Il a visité le Nigeria, le Gabon, l’Ouganda et le Kenya. Ce voyage lui a donné l’occasion d’aborder avec ses hôtes une vaste gamme de questions liées aux stratégies de promotion de la croissance économique et de réduction de la pauvreté dans la région. Il a rencontré des organisations de la société civile dans chacun des pays visités. Lors d’une allocution prononcée devant des dirigeants ouest-africains, au Gabon, Monsieur de Rato a parlé de l’actuelle restructuration du Département Afrique qui prévoit une augmentation des effectifs afin de faire du FMI un «partenaire fiable» de l’Afrique. Il a ajouté qu’une évaluation des actions du FMI auprès de ses pays membres à faible revenu est en cours au sein de l’institution. Au cours des semaines qui précéderont l’assemblée annuelle d’octobre 2004, Monsieur de Rato poursuivra ses consultations avec les OSC du monde entier.

Ces derniers mois, les pressions exercées sur la communauté internationale pour qu’elle fournisse l’aide promise aux pays pauvres — surtout en Afrique — afin de lutter contre le VIH/sida se sont intensifiées. Le FMI s’est félicité de la volonté manifestée par les bailleurs de consacrer plus de ressources pour combattre cette maladie. Il aide les pays bénéficiaires à faire l’utilisation la plus efficace possible de ces nouvelles ressources. Au cours des prochaines années, les fonds consacrés à la prévention et au traitement du VIH/sida devraient augmenter considérablement. Toutefois, une hausse aussi rapide des financements extérieurs ne présente pas que des avantages : l’utilisation efficace de ces ressources supplémentaires par les pays bénéficiaires peut également poser de sérieux défis. Tout dérapage risque de compromettre non seulement les avantages attendus, mais également le soutien politique à long terme des pays donateurs. Dans un entretien publié dans le présent bulletin, un haut fonctionnaire du FMI décrit certains des problèmes auxquels doivent faire face les pays en développement qui reçoivent une telle aide. Au passage, il examine — et réfute — les accusations récentes selon lesquelles les programmes appuyés par le FMI auraient limité l’aptitude des pays à réagir aux crises.

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À la une

Entretien avec Peter Heller sur le financement de la prévention et du traitement du VIH/sida

Peter Heller, Directeur adjoint du Département des finances publiques du FMI, est un expert chevronné des aspects économiques des soins de santé dans les pays en développement. Ancien membre de la Commission Macroéconomie et Santé de l’Organisation mondiale de la santé et actuellement membre du Groupe de travail sur la pauvreté et la croissance économique du Projet du Millénaire de l’ONU, Monsieur Heller a récemment organisé une rencontre des services du FMI avec des représentants de la communauté internationale de la santé, des bailleurs bilatéraux et des ONG afin d’examiner les moyens de faire face aux répercussions macroéconomiques des nouveaux flux d’aide consacrés à la prévention et au traitement du VIH/sida (voir l’article du Bulletin du FMI sur cette question, p. 202). Il a parlé de ces défis lors d’un entretien au siège du FMI, à Washington, en juillet, dont nous présentons ci-dessous quelques extraits.

Q : Peut-on légitimement critiquer le FMI pour sa manière de traiter les pays pauvres aux prises avec des taux galopants d’infection par le VIH/sida?

R : Je ne le pense pas. Le FMI n’a certainement pas imposé de plafond à l’embauche d’infirmières au Kenya, en Ouganda ou ailleurs, comme certains l’ont prétendu. Il est vrai que dans ces pays, le FMI appuie des programmes qui comportent un plafonnement des emprunts de l’État auprès des banques intérieures afin de limiter l’ampleur du déficit du budget public. Or, il arrive qu’en de rares occasions, certains plafonds influent globalement sur l’emploi dans le secteur public. Toutefois, il serait faux de prétendre que le FMI empêche les autorités de recruter du personnel dans le secteur de la santé. Premièrement, les plafonds dont il est question ici visent la masse salariale totale de la fonction publique. Les administrations publiques reconnaissent généralement qu’il existe, dans beaucoup de leurs ministères, des sources d’inefficacité et des abus. Le remplacement de gestionnaires ou de commis par des travailleurs de la santé ou par des enseignants peut dans beaucoup de cas s’avérer productif, même si nous reconnaissons d’emblée que de tels changements ne sont pas aussi simples qu’ils ne le paraissent. Deuxièmement, si de nouvelles ressources, notamment sous forme de dons, sont effectivement consacrées à la lutte contre le VIH/sida, rien n’interdit de réexaminer les plafonds inclus dans les programmes du FMI. On peut adopter des budgets supplémentaires tenant compte des nouvelles ressources pour éviter que les plafonds ne fassent obstacle à leur emploi pour le traitement et la prévention du VIH/sida. Il convient par ailleurs de noter que dans certains pays, le FMI encourage explicitement la création de nouveaux emplois de fonctionnaires dans les secteurs de l’enseignement et de la santé.

Q : Il n’empêche que le FMI impose effectivement des limites de dépenses.

R : Le FMI a pour mandat principal d’aider les pays à réaliser et à maintenir la stabilité macroéconomique. Il s’acquitte de ce mandat avec souplesse, mais ne saurait appuyer des politiques qui risquent d’engendrer des taux élevés d’inflation. Il faut respecter certaines limites. Je retiens des résultats de recherches récentes qu’au-delà d’un certain seuil, que les économistes situent entre 5 et 10–11 % sans pouvoir encore le définir précisément, l’inflation devient un frein à la croissance économique. Elle crée un peu propice aux décisions d’investissement des entreprises et contribue à la détérioration des conditions de vie des catégories sociales les plus démunies. Il s’agit donc de déterminer jusqu’où on peut aller sans que ces contraintes macroéconomiques ne commencent à avoir des effets nuisibles. Il serait imprudent d’ignorer simplement ces problèmes, qui finiraient par ralentir la croissance et par faire empirer le sort des pauvres — ceux-là mêmes à qui nous souhaitons venir en aide.

Q : Quand les nouvelles ressources destinées à la prévention et au traitement du VIH/sida sont-elles apparues?

R : Elles commencent à peine à se matérialiser. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la paludisme fait des promesses depuis environ trois ans, mais il a fallu du temps pour que les engagements se traduisent en décaissements. C’est le cas, en particulier, de l’initiative du président Bush pour la lutte contre le VIH/sida qui commence à peine, cette année, à distribuer des fonds. Les montants des décaissements pourraient augmenter sensiblement l’an prochain et faire progresser les dépenses totales des administrations publiques dans le secteur de la santé de 30, 50, 75 %, ou même beaucoup plus.

Q : Les gens qui ne sont pas économistes auront peut-être du mal à comprendre comment l’injection de grosses sommes d’argent peut causer des problèmes.

R : Si on injecte des sommes considérables pour le traitement et la prévention du VIH/sida dans des pays comme la Zambie ou le Malawi, il n’y aura certainement pas d’impact macroéconomique négatif si tout l’argent sert à l’achat de médicaments. La seule question sera de savoir s’il y a suffisamment d’intervenants sur le terrain pour distribuer ces médicaments à ceux qui en ont besoin. Toutefois, si on ne consacre qu’un tiers des fonds versés à l’achat de médicaments, et le reste à la rémunération des infirmières, des médecins et du personnel des dispensaires, il conviendra de déterminer si les pays ont la capacité d’accroître l’offre de services professionnels dans le secteur de la santé. Si la réponse est oui, il ne devrait pas y avoir de problème grave. Mais, dans beaucoup de pays, cette capacité n’existe pas. Il faudra consacrer un certain temps à l’élaboration des programmes de formation qui permettront d’accroître cette offre. Entre-temps, les pouvoirs publics seront peut-être tentés de faire de la surenchère pour obtenir les services des personnes disponibles, ce qui poussera d’autres groupes du secteur public à revendiquer un traitement équivalent, en disant : «On augmente les infirmières, pourquoi pas nous?» Or, les autorités n’ont pas toujours les moyens d’accroître la rémunération de tous leurs fonctionnaires.

Q : Les problèmes possibles se limitent-ils à la question des salaires?

R : Non. L’affectation d’une part importante des ressources extérieures à la prévention et au traitement du VIH/sida pose également des problèmes. Cela correspond-il aux priorités de l’État? Par exemple, les nouveaux financements permettront peut-être aux autorités de faire des progrès sensibles en matière de prévention et de traitement du VIH/sida, mais on pourrait se retrouver à court de ressources pour faire face à d’autres problèmes critiques — par exemple, manque de personnel dans les dispensaires pour assurer les services de santé maternelle et infantile de routine. En outre, pendant ce temps, le paludisme, la tuberculose et toutes les causes de la mortalité infantile continuent de sévir. Il n’appartient pas au FMI d’établir les priorités des services de santé publique des pays membres. Nous savons cependant que les autorités s’inquiètent des répercussions que pourrait avoir sur d’autres secteurs comme l’éducation, l’agriculture, l’adduction d’eau et l’hygiène publique la décision d’accorder une préséance disproportionnée à la lutte contre le VIH/sida. L’accroissement des dépenses consacrées à tous ces secteurs peut en effet elle aussi avoir un effet positif considérable sur la croissance économique et sur le niveau de vie.

Q : Il est parfois question, dans les débats sur le financement de la lutte contre le VIH/sida dans les pays pauvres, du «mal hollandais». De quoi s’agit-il?

R : Cette expression sert à désigner l’appréciation de la monnaie locale provoquée par un afflux de ressources extérieures ayant pour effet de décourager l’exportation et de réduire les revenus des producteurs dans les secteurs liés à l’exportation. Prenons, à titre d’exemple concret, le cas des producteurs de café ougandais. Ces producteurs vendent leurs produits sur un marché mondial où les prix sont libellés en dollars. Les cours mondiaux du café sont en chute libre. Les producteurs ougandais sont peut-être pauvres dès le départ — les producteurs de café de beaucoup de pays, y compris l’Ouganda, ne sont pas riches. Voici que l’Ouganda bénéficie d’une augmentation de l’aide extérieure qui entraîne une croissance de la demande de biens non échangés — non importés — y compris de la main-d’œuvre. On assiste alors à une hausse de la demande de la monnaie utilisée pour acheter ces biens : le shilling ougandais. La valeur relative du shilling par rapport au dollar EU augmente; le producteur ougandais obtiens donc moins de shillings pour chaque dollar tiré de la vente de son café. Ses revenus déjà maigres baissent donc, tandis que la compétitivité internationale de tous les produits ougandais diminue. Le mal hollandais désigne donc une situation où l’afflux massif de ressources extérieures (qu’il s’agisse de recettes pétrolières, d’envois de fonds par les travailleurs non-résidents ou d’aide étrangère) conduit à une appréciation du taux de change qui peut en définitive nuire au secteur de l’exportation.

Q : Compte tenu d’un tel scénario, l’aide extérieure fait-elle plus de mal que de bien?

R : Non. Tout bien pesé, l’aide extérieure pour les pays à faible revenu est une bonne chose, et nous savons que la plupart des recherches portent à conclure qu’elle favorise la croissance. Le mal hollandais est un problème dont nous devons être conscients, mais il ne faut pas s’en préoccuper outre mesure, du moins pas dans l’immédiat. Le FMI tend de plus en plus à penser qu’il convient d’abord de verser les fonds, et de décider ensuite avec les autorités, en cas de difficultés macroéconomiques vraiment sérieuses, des moyens de corriger le tir pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté. Par exemple, les pays à revenu intermédiaire devront peut-être faire venir des infirmières du Sri Lanka ou des Philippines s’ils N’y en a pas assez localement. Ce qu’il importe de retenir, c’est que si l’aide extérieure peut encourager le développement des capacités productives, le problème du mal hollandais ne devrait pas inquiéter outre mesure à long terme. Il est certain que le traitement et la prévention du VIH/sida devraient constituer de puissants stimulants de l’offre. Du jour au lendemain, des gens jusque là incapables de travailler pourront se remettre au travail, et les enfants qui remplaçaient leurs parents aux champs pourront retourner à l’école. Si les choses évoluent ainsi, cela va dans le bon sens.

Q : Maintenant que le mouvement est lancé, combien de temps cela durera-t-il?

R : Cette question est très présente à l’esprit des pouvoir publics concernés : peuvent-ils compter sur des financements suffisamment durables pour recruter sans inquiétude des infirmières et des médecins? Dans quelle mesure peuvent-ils être sûrs que les fonds seront disponibles dans un an? Si les financements se tarissent, ils pourraient devoir congédier des infirmières et des médecins fraîchement recrutés. Étant donné la volatilité qui a caractérisé l’aide par le passé, cette question préoccupe énormément les pays, compte tenu en particulier de la nature du traitement du VIH/sida. En effet, lorsqu’un patient entreprend un traitement aux antirétroviraux, il doit le poursuivre pour le reste de sa vie. Il s’agit d’éviter les situations où, au bout d’une année de traitement, les responsables de la santé publique se verront contraints de mettre un terme aux programmes en disant : « Oh, la, la, nous sommes à court cette année, nous n’avons pas reçu l’argent».

Q : Comment faire pour assurer la régularité et la prévisibilité des financements?

R : Au moins deux idées sont à l’étude à ce propos. Gordon Brown [Chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni et président du Comité monétaire et financier international, l’organe ministériel qui fixe deux fois l’an les orientations stratégiques du FMI] a proposé la création d’une facilité de financement internationale (FFI) qui serait chargée d’acheminer les ressources financières nécessaires pour assurer des apports d’aide plus considérables et plus fiables. Jeffrey Sachs [Directeur du Earth Institute à la Columbia University] pense pour sa part qu’on devrait fournir plus d’argent à la Banque mondiale à l’occasion de la prochaine opération de reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement afin de promouvoir des engagements plus importants à long terme. Le FMI et d’autres organisations ont déployé des efforts considérables pour faire comprendre aux bailleurs de fonds qu’il est indispensable de faire en sorte que l’aide extérieure soit plus prévisible et plus régulière. La difficulté vient du fait que les parlements n’adoptent pas leurs budgets pour des périodes de dix ans. On comprend donc sans peine que les bailleurs de fonds aient du mal à promettre leur aide au-delà d’un horizon de quelques années.

Q : Le succès des efforts pour faire baisser le coût des médicaments antirétroviraux a-t-il contribué à réduire les problèmes de financement de la lutte contre le VIH/sida?

R : Certainement. Il ne faut toutefois pas oublier que les médicaments ne sont pas responsables de la totalité des coûts. Le coût le plus bas pratiqué pour des antirétroviraux génériques s’établit à ma connaissance à 150 dollars par an. Or, le coût annuel total du traitement atteint environ 450 dollars, ce qui signifie que les coûts de la main-d’œuvre et des systèmes s’établit à environ 300 dollars. Les médicaments ne représentent donc que le tiers du coût du traitement d’un patient aux antirétroviraux.

Q : Le FMI participe-t-il au débat sur le choix entre les médicaments génériques et les médicaments de marque?

R : Cette question n’est pas directement de notre ressort, mais le FMI appuierait toute initiative visant à permettre aux pays l’utilisation de médicaments génériques produits par eux ou importés d’un pays producteur tiers. Ces produits sont moins chers et permettraient donc de soigner beaucoup plus de malades.

Q : Les discussions sur le financement de la prévention et du traitement du VIH/sida dans les pays en développement ont tendance à mettre l’accent sur l’Afrique. Le débat devrait-il s’étendre à d’autres régions?

R : Le sida est un problème gigantesque pour beaucoup d’autres pays, y compris l’Inde et la Chine. En Inde, même en supposant des taux de prévalence beaucoup plus bas, le nombre de personnes atteintes du VIH/sida pourrait atteindre, au cours de la prochaine décennie, des niveaux aussi élevés que dans n’importe quel autre pays du monde. Cependant, les sommes d’argent et les ressources supplémentaires qui seront acheminées vers ces pays ne risquent pas de créer de problèmes macroéconomiques, et elles n’influeront donc pas sensiblement sur les discussions tenues avec ces pays par le FMI dans le cadre de ses activités de surveillance. Le FMI se préoccupera bien sûr du problème structurel sous-jacent que risquent de poser ces ressources, et de ses effets sur les taux de croissance réels et sur la demande de dépenses en santé. Ces pays sont très peuplés, le VIH/sida y constitue un problème grave, et d’autres difficultés encore plus sérieuses menacent le secteur de la santé. Le FMI approuverait certainement une augmentation de l’aide publique au développement consacrée à des pays comme la Chine et l’Inde.

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Réduction de la pauvreté

Rapport du BIE : la stratégie de réduction de la pauvreté n’a pas répondu aux attentes

La stratégie appliquée par le FMI et la Banque mondiale au cours des cinq dernières années pour lutter contre la pauvreté dans les pays à faible revenu n’a pas répondu aux attentes : telle est la conclusion du Bureau indépendant d’évaluation du FMI.

Son rapport, qui dresse le bilan des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) et de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) est le résultat d’une étude détaillée de documents internes du FMI, d’enquêtes auprès des parties prenantes et d’études de cas portant sur la Guinée, le Vietnam, le Nicaragua, le Mozambique, le Tadjikistan et la Tanzanie. Le Département de l’évaluation des opérations de la Banque mondiale a collaboré à une partie de ces travaux.

En lançant les DSRP et la FRPC en 1999, le FMI et la Banque mondiale souhaitaient promouvoir une meilleure internalisation par les pays de leurs programmes de lutte contre la pauvreté. Les documents définissant les stratégies de réduction de la pauvreté axées sur la croissance seraient rédigés par les pays eux-mêmes. Les stratégies ainsi élaborées sous-tendraient les programmes de prêts et de réduction de la pauvreté du FMI et de la Banque mondiale. La FRPC — facilité au moyen de laquelle le FMI accorde des prêts aux pays affligés par la pauvreté — a été conçue pour placer l’objectif d’une croissance économique au bénéfice des pauvres au cœur des programmes appuyés par le FMI.

L’évaluation a souligné certaines améliorations dans les programmes de prêt. Les dépenses de lutte contre la pauvreté ont augmenté, même si des doutes persistent quant à l’efficacité réelle de certaines d’entre elles. Les programmes laissent aux pays une plus grande souplesse budgétaire, propice à la gestion de flux d’aide plus considérables. Enfin, les programmes appuyés par le FMI comportent moins de conditions structurelles.

Néanmoins, ces améliorations n’ont pas permis, selon le BIE, de créer les stratégies nationales de grande envergure auxquelles on s’attendait. L’écart entre les attentes et les résultats est surtout dû au fait que l’on insistait avant tout sur la préparation des documents. En outre, il existait peu de points de référence pour mesurer les progrès concrets réalisés, et on portait peu d’attention aux différences entre les pays. Enfin, le processus des DSRP n’a pas permis comme prévu de promouvoir dans les pays visés un débat sur la pauvreté au-delà des cercles restreints des élites, pour englober l’ensemble de la population, y compris les pauvres eux-mêmes.

Voici quelles ont été les recommandations formulées à l’intention des pays ainsi que du FMI et de la Banque mondiale afin d’améliorer le processus des DRSP/FRPC :

  • Établissement pour chaque pays d’objectifs concrets dont le public serait à même d’évaluer la réalisation.

  • Préparation d’évaluations claires et sans complaisance des progrès réalisés dans chaque pays par les services du FMI et de la Banque mondiale.

  • Définition pour le FMI de tâches et de priorités adaptées aux conditions particulières de chaque pays, au lieu de directives uniformes régissant son action dans l’ensemble des pays à faible revenu.

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Conférence du Vatican sur la pauvreté et la mondialisation

Les appels à la réduction du fardeau de la dette des pays pauvres se font désormais plus pressants puisqu’on craint de plus en plus que les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) soient hors de la portée des pays les plus pauvres. «Alors qu’il apparaît clairement que beaucoup de pays ont besoin d’une aide supplémentaire, la stratégie de lutte contre la pauvreté préconisée se heurte en pratique à de sérieux obstacles», a déclaré un haut responsable du FMI lors d’une conférence organisée par le Vatican en juillet.

«Sur le front politique, les obstacles au financement de l’allégement de la dette ont été difficiles à surmonter, et la générosité de certains des principaux bailleurs de fonds est restée limitée, le manque d’appétit de l’opinion publique pour l’aide extérieure observé dans certains des pays les plus riches n’étant pas le moindre de ces obstacles», a ajouté Jack Boorman, conseiller à la direction du FMI, à l’occasion d’un séminaire organisé par le Conseil pontifical Justice et Paix à la Cité du Vatican.

Ce séminaire d’une journée intitulé «Pauvreté et mondialisation : le financement du développement et les objectifs de développement pour le Millénaire» a eu lieu le 9 juillet. Y ont également participé M. Gordon Brown, Chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni et président du Comité monétaire et financier international, des représentants de l’ONU et d’ONG catholiques, ainsi que des hauts responsables de l’Église. Des représentants de la société civile venant de pays de l’hémisphère sud, y compris l’Argentine et la Zambie, ont également pris la parole.

Monsieur Brown a souligné l’urgence de la situation actuelle, jugeant que les perspectives de réalisation des ODM étaient peu encourageantes. Le salut se trouve selon lui dans l’adoption de la facilité de financement internationale (FFI) proposée récemment, conçue pour fournir jusqu’à 50 milliards de dollars par an de nouveaux concours d’aide au développement d’ici à 2015 grâce à l’émission d’obligations qui seraient amorties par les pays donateurs. M. Brown a également appelé de ses vœux un effort accru d’allégement de la dette des pays les plus pauvres, notamment envers les organisations multilatérales.

Jean-Pierre Landau, membre du Conseil d’administration de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et ancien administrateur du FMI pour la France, a déclaré que son pays est favorable au déploiement de la FFI. Il a par ailleurs fait part de certaines autres suggestions émanant d’un comité chargé par le Président français de réfléchir aux moyens de dégager de nouvelles ressources d’aide. Il a notamment mentionné les taxes sur les armes, sur les émissions de carbone et sur les transactions de change internationales. La dernière de ces suggestions est aussi connue sous le nom de «taxe Tobin», du nom de l’économiste et lauréat du Prix Nobel James Tobin, de l’Université de Yale, qui l’a proposée. Les partisans de la taxe Tobin estiment qu’elle pourrait engendrer des recettes annuelles de 100 à 300 milliards de dollars.

De toutes les options examinées pour accroître l’aide destinée aux pays les plus pauvres, l’allégement de la dette — y compris l’idée de leur effacement pur et simple — est celle qui a le plus souvent retenu l’attention.

Monsieur Boorman a fait valoir que l’allégement de la dette devrait être envisagé dans le contexte de l’ensemble des concours destinés aux pays pauvres. Vues sous cet angle, les remises de dette ne constituent qu’un moyen parmi d’autres d’accroître l’afflux des ressources consacrées aux programmes sociaux des pays pauvres, et elles risquent de ne pas compter parmi les plus efficaces. Il faudra de toute évidence que les pays donateurs et les bailleurs de fonds multilatéraux augmentent le montant global des ressources financières qu’ils consacrent à la lutte contre la pauvreté pour aider les pays les plus pauvres à atteindre au moins en partie les ODM. Cependant, l’allégement de la dette peut mettre en péril l’accès à de nouveaux prêts des bailleurs de fonds. «Lorsque ces derniers acceptent d’alléger la dette des pays débiteurs, il arrive parfois qu’ils compensent en réduisant le volume de l’aide financière disponible», a expliqué M. Boorman. Il s’agit d’une décision logique du point de vue des donateurs puisque l’allégement de la dette et les nouveaux financements émargent tous deux au budget national. Boorman a également exhorté les pays les plus riches à songer à accroître le montant de l’aide qu’ils offrent sous forme de dons, et non de prêts, afin d’éviter que l’endettement des pays bénéficiaires n’atteigne des niveaux insoutenables.

L’allégement de la dette peut constituer la solution appropriée dans certains cas où la dette atteint déjà des niveaux insoutenables, a reconnu M. Boorman, mais l’annulation générale des dettes pose deux autres problèmes qui viennent s’ajouter aux répercussions possibles sur les nouveaux prêts. Premièrement, un certain degré d’obligation est peut-être nécessaire selon lui à la création ou au renforcement d’une «culture du crédit». Deuxièmement, cette solution pose un problème d’équité. Certains pays pauvres qui ont géré leurs finances et leurs dettes de façon prudente seraient en effet pénalisés par rapport aux pays moins prudents, et donc plus endettés.

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Dialogue entre la société civile et le FMI

Dialogue fructueux entre le FMI, la Banque mondiale et le Conseil œcuménique des Églises

Les services du FMI et de la Banque mondiale ont participé le 7 mai à une réunion avec les représentants du Conseil œcuménique des Églises (COE) au siège de l’Organisation, à Genève. Il s’agissait de la quatrième d’une série de rencontres lancées en 2002 à l’issue d’un échange de correspondance entre Horst Köhler, ancien Directeur général du FMI, James Wolfensohn, Président de la Banque mondiale, et Konrad Raiser, alors Secrétaire général du COE. Cette réunion avait pour objectifs de faire le point sur les entretiens tenus jusque-là et de planifier une réunion éventuelle des dirigeants des trois organisations.

Le bilan du dialogue (voir Bulletin pour la société civile, février 2004) entre les institutions de Bretton Woods et le COE s’appuyait en partie sur deux documents distribués aux participants pour l’occasion — l’un préparé par les représentants du COE, et l’autre par Graham Hacche, Directeur adjoint du Département des relations extérieures du FMI — qui cherchaient à clarifier les aspects faisant l’objet d’un consensus et à isoler les points de désaccord entre le COE et les institutions de Bretton Woods. Les représentants du COE ont indiqué les trois grands sujets qu’ils souhaitaient approfondir avec les représentants des institutions de Bretton Woods, y compris à l’occasion de la réunion de haut niveau prévue pour bientôt : les moyens d’éradiquer la pauvreté; la justice et les droits de l’homme; et la «démocratisation» des institutions de Bretton Woods. Katherine Marshall, Directrice du Dialogue sur les valeurs et l’éthique en matière de développement à la Banque mondiale, a fait allusion à la tendance apparente, de la part du COE, à sous-estimer l’importance que revêtent les ODM pour les institutions de Bretton Woods; elle a également fait valoir que la position de la Banque mondiale sur les droits de l’homme évolue sans cesse, tout comme les politiques des organisations de Bretton Woods concernant la réduction de l’endettement et la restructuration économique.

S’agissant de la prochaine rencontre de haut niveau, les trois parties ont discuté du lieu où elle pourrait se tenir et de la forme qu’elle pourrait prendre. Le COE a dit souhaiter qu’une telle rencontre débouche notamment sur un énoncé public des préoccupations et des objectifs que partagent les organisations. Le FMI a fait souligné qu’il faudrait consacrer des efforts supplémentaires, avant ou après cette rencontre, à la clarification des points d’accord et de divergence des organisations participantes. Comme les participants à la réunion précédente, tenue à Washington en octobre 2003, avaient conclu à la nécessité de procéder à des études de cas pour mieux cerner les problèmes, les participants ont suggéré d’utiliser les résultats d’une étude de cas actuellement réalisée au Honduras par les églises allemandes; les représentants de la Banque mondiale et du FMI ont suggéré d’utiliser également une autre étude de cas réalisée en Tanzanie.

La planification concernant les études de cas, l’organisation possible d’une réunion des services de la Banque mondiale et du FMI pour les examiner et l’organisation de la réunion de haut niveau se poursuivra au cours des semaines à venir.

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Sur le terrain

Le Directeur général du FMI, M. de Rato, rencontre les représentants d’ONG vietnamiennes
Susan Adams, représentante résidente principale, Vietnam

Lors de son séjour à Hanoi, le 26 juin 2004, le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a sollicité une rencontre spéciale avec les représentants d’ONG locales et internationales actives au Vietnam. Cinq ONG (deux locales et trois internationales) ont répondu à son invitation dans la journée. M. de Rato a présenté à ses interlocuteurs un aperçu des relations qu’entretiennent le Vietnam et le FMI; il leur a demandé de décrire les défis particuliers auxquels fait face la société vietnamienne, et a sollicité leur point de vue sur la façon dont le FMI pourrait renforcer sa collaboration avec la société civile au Vietnam.

Les représentants des ONG ont abordé une vaste gamme de sujets, y compris le problème de plus en plus préoccupant du VIH/sida, l’application de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté du Vietnam au niveau local ou communautaire, les défis du développement des ressources humaines locales et les liens entre la politique monétaire et le micro-crédit.

Le Directeur général a pris bonne note des préoccupations exprimées par les ONG au sujet de la propagation du VIH/sida et de la circonspection des autorités, notamment en ce qui a trait à l’importation de médicaments antirétroviraux peu coûteux. Les ONG attribuent cette attitude des autorités à la crainte de voir l’importation de ce type de médicaments mettre en péril l’issue des négociations en cours en vue de l’adhésion du Vietnam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Monsieur de Rato a rappelé à ce sujet que les nouvelles règles de l’OMC autorisent désormais les pays pauvres à importer légalement des médicaments peu coûteux à partir de pays tiers pour lutter contre des problèmes de santé publique comme celui du VIH/sida. Toutefois, si ces règles ne sont pas claires, il conviendra de les clarifier et le FMI devrait défendre les intérêts des pays pauvres dans ce dossier. Plus tard au cours de la semaine, le bureau du FMI à Hanoï a donné suite à ce débat en participant à une conférence sur les aspects commerciaux et juridiques du problème du VIH/sida au Vietnam.

Le Vietnam était la dernière étape d’un périple asiatique d’une semaine qui a conduit M. de Rato au Japon, en Chine et à Singapour à la fin de juin. Il s’agissait du premier voyage officiel du nouveau Directeur général du FMI.

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Lettre de Quito
David Yuravlivker, Représentant résident, Équateur

J’ai participé en avril à une réunion parrainée par le PNUD et ayant pour objet de dresser un bilan du dialogue établi entre les autorités et la société civile en Équateur. Cette rencontre était motivée par l’intention des autorités de lancer une nouvelle série de consultations avec la société civile sur une stratégie de réduction de la pauvreté. Environ 35 personnes y ont assisté, y compris des représentants de groupes de défense des droits des indigènes et de promotion de la femme, des universitaires, des journalistes, d’anciens hauts fonctionnaires et des représentants des administrations locales. Voici quelques-unes des conclusions auxquelles sont arrivés les participants :

  • Il n’existe pas d’approche passe-partout adaptée à tous les types de dialogues. Un dialogue fructueux demande énormément de réflexion et de préparation.

  • Pour obtenir des résultats probants, mieux vaut se concentrer sur un petit nombre de questions bien définies et obtenir la collaboration d’animateurs soigneusement choisis. En 1998, quelque 25 à 30 chefs de file provenant de divers secteurs et groupes politiques ont participé à une série de rencontres périodiques à huis clos pour débattre des solutions possibles au conflit qui opposait l’Équateur et le Pérou (le dialogue des cousins). Deux anciens présidents de la région faisaient office d’animateurs. Les participants sont finalement parvenus à s’entendre sur un processus de paix qui a conduit en 1998 à un accord de paix signé par les présidents Mahuad et Fujimori.

  • Le développement d’une culture du dialogue, intrinsèquement souhaitable, est en outre propice à la constitution d’un capital social. Le dialogue national organisé par le mouvement indigène en 2003, au début de la présente administration, a contribué à promouvoir une culture fondée sur la recherche d’un consensus par le biais du dialogue. Toutefois, pour que les propositions se matérialisent, il est souvent nécessaire de combler les failles du fonctionnement du secteur public pour assurer un engagement indéfectible des plus hauts responsables de l’administration centrale.

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Tournée en Haute Guinée
Dennis Jones, Représentant résident, Guinée

Ma visite avec AFRICARE en Haute Guinée m’a permis de constater de visu les besoins de certaines régions isolées de la Guinée en matière de développement. Dès le départ, le visiteur est confronté au problème de l’accessibilité : le voyage par la route au départ de Conakry dure neuf heures (les 100 derniers kilomètres sur des pistes non goudronnées), et les villages n’ont pas de véritables voies d’accès. Les pluies ne nous ont pas trop gênés à l’aller, mais nous avons eu droit au retour à un véritable déluge qui a allongé notre voyage de trois jours. Par ailleurs, les autres moyens de communication sont pratiquement inexistants — il n’y a plus de services de téléphone depuis 2002. Enfin, beaucoup de services qu’on a tendance à tenir pour acquis comme l’électricité et l’eau courante sont inexistants ou difficiles à obtenir en dehors des villes principales.

Nous avons observé beaucoup d’autres problèmes qui compliquent la vie des habitants de ces régions éloignées. Il était cependant encourageant de constater qu’un certain nombre des projets en cours influent positivement sur la production agricole (nouveau types de récoltes, nouvelles techniques, cycles de production plus longs et plus stables), l’entreposage des céréales, la transformation des aliments (lait de soja, légumes séchés, huiles et crèmes de noix), la nutrition (programmes de nutrition, forage et entretien de puits, traitement de l’eau), l’éducation sanitaire (surtout consacrée à la santé maternelle et infantile, mais abordant également la sensibilisation aux maladies transmissibles sexuellement et au VIH/sida) et l’alphabétisation. Beaucoup des projets mettent l’accent sur l’habilitation des groupes locaux, avec l’aide de coordonnateurs sur le terrain, et donnent souvent naissance à des groupes de femmes motivées qui semblent faire des progrès sensibles vers l’auto-subsistance. À mesure que se développent les activités rémunératrices, on observe une sensibilisation croissante à l’égard des systèmes financiers et de leur utilisation, surtout grâce à la mise sur pied d’institutions de micro-crédit comme le Crédit rural. Ces groupes semblent bien fonctionner, et bénéficient du soutien concret des autorités locales et de l’assistance d’autres agences.

Les trois villages que nous avons visités étaient de tailles très différentes (l’un d’eux comptait une centaine d’habitants, un autre environ 800, et le dernier environ 2000). Les trois avaient bénéficié pendant plus ou moins longtemps de l’aide d’AFRICARE, ce qui avait permis de dresser un certain bilan de l’incidence des projets sur les collectivités. Il a d’abord fallu s’attaquer à des problèmes fondamentaux de disponibilités des ressources de base, pour ensuite se pencher graduellement sur la gestion interne et sur les moyens de poursuivre le travail, après le retrait graduel d’AFRICARE. Des progrès ont donc été réalisés, mais ces résultats mettent en lumière l’importance de mettre en place des systèmes qui assureront la responsabilisation des parties prenantes et le suivi des progrès accomplis (par exemple, tenue de registres financiers et indicateurs de la santé).

Pour en savoir plus sur AFRICARE, prière de consulter le site Web suivant : http://www.usaid.gov/gn/nrm/news/030411_foodforpeace/africareindinguiraye.htm.

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Bloc-notes

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Autres réunions récentes entre les services du FMI et les OSC

  • Le 12 mai, les membres de la mission au Nicaragua, conduits par le chef de mission, Philip Young, ont rencontré des représentants d’ONG nicaraguayennes et britanniques au siège du FMI, à Washington, pour discuter des progrès réalisés par l’économie du Nicaragua dans des domaines tels que la dette extérieure, la fiscalité et le budget.

  • Le 3 juin, des représentants de Global Witness, une ONG basée au Royaume-Uni qui s’intéresse à la question de la transparence des industries extractives, ont rencontré Menachem Katz, Sous-directeur du Département Afrique du FMI, Bill Allan et Günther Taube, respectivement chef de Section et économiste principal au Département des finances publiques (FAD) du FMI, et Anton Op de Beke, Économiste principal au Département de l’élaboration et de l’examen des politiques (PDR). Ils ont également participé à une réunion avec les services du FMI et d’autres ONG basées à Washington. Global Witness a demandé aux services du FMI d’intégrer dans le cadre stratégique général de l’organisation le principe de l’application par les missions et par les Départements du FMI des meilleures pratiques de gestion, et de faire de la transparence des recettes une condition préalable de tous les programmes de prêts et d’assistance technique du FMI.

  • Klaus Enders, Sous-directeur du Bureau du FMI en Europe, a participé à une session-débat ayant pour titre «L’initiative PPTE bénéficie-t-elle aux pauvres?» à l’occasion de la conférence bisannuelle des Catholiques allemands (Katholikentag) tenue les 17 et 18 juin à Ulm (Allemagne). Parmi les autres participants, on comptait des représentants d’ONG, de groupes confessionnels et du Ministère allemand du développement.

  • Le 21 juin, Peter Heller, Directeur adjoint du Département des finances publiques du FMI, a rencontré à Londres des représentants d’ONG basées au Royaume-Uni afin de discuter d’une manière générale du rôle joué par le FMI dans les pays à faible revenu et, plus particulièrement, de l’utilisation par ces pays de l’aide destinée à la lutte contre le VIH/sida. Il a également rencontré trois membres d’un comité parlementaire chargé de renforcer les moyens d’action du Royaume-Uni pour la lutte contre l’épidémie de VIH/sida en Afrique.

  • Les 22 et 23 juillet, Jean-Pierre Chauffour, représentant du FMI auprès de l’OMC, qui assure aussi la liaison avec les organismes des Nations Unies basés à Genève, a participé à un forum social sur les droits de l’homme et la pauvreté organisé par la Sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme des Nations Unies. Cette deuxième édition du forum social avait pour principal sujet l’apport des démarches fondées sur la promotion des droits de l’homme dans la lutte contre la pauvreté à l’échelle nationale et internationale. Elle s’articulait autour de quatre groupes de discussion, dont deux intéressaient plus directement le FMI : 1) Pauvreté et droits de l’homme — habilitation des gens qui vivent dans la pauvreté; 2) Rôle des droits de l’homme dans l’élaboration de stratégies opérationnelles de lutte contre la pauvreté. La démarche axée sur la promotion des droits de l’homme, comme certains participants l’ont souligné, s’accorde bien avec plusieurs des caractéristiques des actuelles stratégies de réduction de la pauvreté (SRP) appuyées par les institutions de Bretton Woods.

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À marquer sur vos calendriers

  • L’Assemblée annuelle de 2004 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ainsi que les réunions et les activités connexes auront lieu à Washington, les 2 et 3 octobre 2004. Comme toujours, un certain nombre de séances de dialogue thématique avec les OSC seront organisées en marge de l’Assemblée annuelle. Les représentants des OSC, comme tous les autres visiteurs, doivent présenter une demande d’accréditation afin de pouvoir être admis sur le site des réunions et des manifestations connexes. Cette année, ils peuvent transmettre leur demande à l’aide d’un nouveau système d’inscription en ligne à l’adresse suivante : https://0-www-imf-org.library.svsu.edu/external/am/2004/csoreg/reg.asp. Ce système a été mis en place le 1er juillet, et les demandes d’accréditation des OSC seront acceptées jusqu’au 3 septembre. Les personnes qui souhaitent participer à l’Assemblée annuelle sont priées de soumettre leur demande d’accréditation le plus tôt possible, et d’entreprendre immédiatement les démarches nécessaires pour l’obtention d’un visa d’entrée aux États-Unis, le cas échéant. Pour en savoir plus sur le processus d’accréditation, prière de consulter le site Web suivant : http://www.worldbank.org/civilsociety/.

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Nouvelles concernant les services du FMI

  • Le FMI a créé officiellement en juillet 2004 un groupe chargé de travailler exclusivement sur la question des analyses d’impact sur la pauvreté et la situation sociale (voir Bulletin pour la société civile, mai 2004). Ce projet est le plus récent exemple des efforts consacrés par le FMI à la prise en compte, dans la conception des programmes appuyés par la FRPC, de l’impact de ses politiques sur la pauvreté et sur la société en général. Le nouveau groupe de travail fait partie de la Division de la politique des dépenses publiques du Département des finances publiques du FMI; il sera constitué de quatre experts dont deux ont déjà pris leurs fonctions le 1er juillet. David Coady, qui travaillait anciennement à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), à Washington, possède une vaste expérience de l’analyse des réformes fiscales, des dépenses sociales et de l’évaluation des programmes. Avant de se joindre à l’IFPRI, M. Coady enseignait au University College et au Queen Mary College de Londres. Moataz El-Said, qui travaillait lui aussi auparavant à l’IFPRI, a une vaste expérience dans l’application des méthodes d’analyse quantitative à l’étude des questions de politique telles que la libéralisation du commerce et des prix et leurs répercussions sur les efforts de réduction de la pauvreté. Les deux autres membres devraient se joindre à l’équipe au cours des prochains mois.

  • Montek Singh Ahluwalia, Directeur du Bureau indépendant d’évaluation (BIE) depuis sa création, en 2001, a remis sa démission en juin pour devenir vice-président de la Commission de planification de l’Inde (le Premier ministre en est le président). La Direction et le Conseil d’administration du FMI ont félicité M. Ahluwalia de cette nomination et l’ont remercié du travail accompli au BIE. M. Ahluwalia a également reçu de nombreux témoignages de gratitude des OSC, qui ont dit regretter son départ et qui ont salué l’esprit d’intégrité et le professionnalisme qu’il a insufflés au BIE. David Goldsbrough, directeur adjoint du BIE, assurera la direction de l’organisation à titre intérimaire en attendant la nomination d’un nouveau directeur.

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Allocutions

Publications

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